Nous vivons…

Nous vivons dans un monde qui vénère la jeunesse et méprise les marques du temps.
Une ride est traitée comme une blessure. Des cheveux gris, comme un échec.
Le vieillissement, autrefois considéré comme une couronne de dignité, est désormais perçu comme une honte à cacher, à effacer, à défaire.

Jusqu’où sommes-nous tombés ?

Dans notre obsession de la beauté extérieure, nous avons perdu de vue l’âme.
Nous n’honorons plus la femme qui a porté le poids des années avec grâce ; nous honorons celle qui a défié le temps par l’artifice.
Nous avons échangé la sagesse contre la vanité, la maternité contre la stérilité, la profondeur contre un attachement désespéré à la superficialité.

Mais le chrétien sait mieux.

La disparition de la jeunesse n’est pas une tragédie. C’est un triomphe.
Chaque ligne gravée sur le visage d’une mère, chaque mèche d’argent tissée dans ses cheveux, parle d’une vie déversée dans l’amour, une vie qui se rapproche de l’éternité.

La vraie beauté ne se préserve pas avec des crèmes, des aiguilles ou de la chirurgie.
Elle se conserve par le sacrifice, par la fidélité, en devenant toujours plus rayonnante aux yeux de Dieu.
Le monde ne le voit peut-être pas. Mais le Ciel, lui, le voit.

Dans une culture qui craint la mort et fuit le vieillissement, nous devons nous lever pour rappeler :
Nos corps ne sont pas nos dieux.
Notre jeunesse n’est pas notre salut.
Et la vraie beauté ne s’estompe pas, elle s’approfondit seulement, pour ceux qui vivent pour les choses qui ne meurent pas.

Le christianisme enseigne que la joie ne se trouve pas en la recherchant directement, mais en recherchant ce qui est juste.

Le devoir – l’accomplissement constant et sacrificiel de ses obligations envers Dieu, sa famille et son prochain – est le chemin qui mène à une joie durable.

La culture moderne renverse l’ordre. Elle enseigne que la joie doit primer : nous devons rechercher ce qui nous fait du bien et abandonner ce qui nous pèse.

Mais la joie fondée sur l’auto-indulgence est éphémère et creuse. La joie fondée sur le devoir est résiliente, car elle est enracinée dans l’amour.

La joie n’est pas un fruit cueilli sur le plaisir.
C’est la récolte d’une vie semée dans la fidélité.