L’ordre naturel

Ce n’est pas seulement que les femmes n’accouchent plus naturellement.
C’est que rien dans la féminité n’est autorisé à se développer naturellement.

Pas de labeur.
Pas de beauté.
Pas de vieillissement.
Pas même des émotions.

Le naturel est devenu suspect.
C’est « risqué », « primitif », « incontrôlé ».
Nous programmons donc les naissances, nous utilisons des médicaments hormonaux, nous émoussons les instincts et nous appelons la féminité du poison.

Mais plus nous gérons la vie, plus elle devient sans vie.

Il ne s’agit pas seulement de médecine ou de maquillage.
C’est une question de confiance.
Nous ne faisons plus confiance à la conception du corps féminin.
Ou les rythmes de la maternité.
Ou le déploiement silencieux et organique de la féminité à travers les saisons.

Tout doit être planifié, contrôlé et amélioré.

Mais cela n’est pas arrivé par accident.
Pendant des décennies, on a dit aux femmes que leur instinct était inversé.
Leur douceur était une oppression.
Leur désir de nourrir n’était qu’un endoctrinement.

Elles se sont donc tournées vers des systèmes qui promettaient la libération, pour finalement se retrouver livrées à la dépendance.

La féminité naturelle est devenue quelque chose à réparer.
« Trop émotive. »
« Trop fertile. »
« Trop passive. »
Nous avons pavé le jardin et l’avons appelé progrès.

Nous nous retrouvons désormais déracinés, épuisés, nous demandant pourquoi rien ne semble aller bien et pourquoi rien n’a d’importance.

Mais un changement silencieux est en train de se produire.

Les femmes commencent à se poser des questions :
Et si les systèmes n’étaient pas conçus pour moi ?
Et si l’instinct, et non l’intervention, était la pièce manquante ?

Et si un retour à notre conception naturelle n’était pas une régression ?

Parce que la nature n’est pas le chaos.
C’est du design.
C’est un ordre que nous avons oublié comment lire.
Et le corps, lorsqu’il n’est pas réprimé, corrigé ou réduit au silence, sait souvent mieux.

Peut-être que l’avenir de la féminité n’est pas une invention.

C’est un souvenir.
C’est la tradition.


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