Questions morales

« Vous n’aimez pas le mariage homosexuel ? N’épousez pas une personne du même sexe. »
« Vous n’aimez pas l’avortement ? N’avortez pas. »
« Vous n’aimez pas l’idéologie du genre ? Alors ne faites pas de transition. »

C’est l’argument paresseux et moralement dénué de fondement d’une culture qui a troqué la vérité contre le confort. Comme si chaque question sérieuse pouvait être réduite à une question de goût personnel, comme le choix d’un parfum de glace. C’est une échappatoire.

Vous ne diriez pas :
« Vous n’aimez pas la maltraitance des enfants ? Ne maltraitez pas votre enfant. »
« Vous n’aimez pas la cruauté ? Ne soyez pas cruel. »
« Vous n’aimez pas conduire en état d’ivresse ? Alors ne le faites pas. »

Pourquoi pas ? Parce que nous comprenons instinctivement que certaines choses ne vont pas.
Pas seulement pour moi, pas seulement pour vous, mais pour tout le monde. Parce qu’ils blessent les gens. Ils corrompent l’innocence. Ils déforment la réalité. Et ils détruisent les fondements moraux dont nous dépendons tous pour vivre dans une société fonctionnelle.

L’idée que toutes les questions morales relèvent de choix personnels est un mensonge. Ces choses ne restent pas confinées à votre chambre, ou à votre cerveau. Elles imprègnent l’école, les médias, le droit, la culture et la génération suivante. Chacun paie le prix des mensonges que nous acceptons.

Donc non, ce n’est pas simplement « votre choix ». Ça n’a jamais été le cas.


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