Code d’honneur

Le féminisme a donné du pouvoir aux femmes sans code d’honneur

Dans presque toutes les civilisations, la possession du pouvoir s’accompagnait historiquement d’un code de conduite. Les rois avaient des lois. Les guerriers avaient l’honneur.
Le pouvoir sans retenue n’est pas la libération, c’est simplement de la corruption.

Le féminisme a restructuré l’architecture morale et sociale de l’Occident en transférant aux femmes un vaste pouvoir culturel, juridique et sexuel. Mais, contrairement aux structures de pouvoir précédentes, il n’a imposé aucun code correspondant : ni devoirs, ni hiérarchie, ni gouvernance interne.

C’est sans précédent. Chaque transfert de pouvoir antérieur, des monarques au Parlement, de la noblesse aux citoyens, s’est accompagné de débats sur la responsabilité, sur le fardeau d’exercer le pouvoir avec justice.

Le féminisme a complètement contourné cette tradition.

Au contraire, elle partait du principe que les femmes, par nature, useraient du pouvoir avec bienveillance. Ce pouvoir féminin était correctif et non corrupteur.
Cette hypothèse était d’une naïveté catastrophique.

La révolution sexuelle a donné aux femmes la maîtrise de l’intimité, sans autre éthique sexuelle que le consentement. Le système juridique leur a conféré une crédibilité et un avantage disproportionnés devant les tribunaux de la famille. Le discours public a conféré aux femmes une autorité culturelle incontestable sous la menace de la misogynie.

Et pourtant, aucune discipline interne n’a jamais été inculquée. Aucun code du devoir, aucun sens du leadership sacrificiel. La sphère masculine traditionnelle, aussi imparfaite fût-elle, était au moins encadrée par des idéaux : subvenir aux besoins de chacun, protéger, se maîtriser.

Le pouvoir féminin moderne n’a aucune de ces obligations.

Le résultat est un effondrement de l’ordre.
Au nom de la libération, les femmes ont été détachées de toute structure et de toute responsabilité. Le pouvoir qu’elles détiennent désormais, relationnel, sexuel, rhétorique et institutionnel, s’exerce dans un vide moral. Tout est permis.

Si les femmes veulent détenir une autorité sociale et culturelle, et c’est indéniablement le cas, celle-ci doit être liée à la vertu, au devoir, à la tradition, à une norme supérieure à la liberté personnelle et aux désirs personnels égoïstes.

Le pouvoir séparé de l’ordre n’est pas la liberté. C’est la tyrannie.
Et toute civilisation qui a laissé le pouvoir échapper à tout contrôle, quel que soit celui qui le détient, s’est inévitablement, et sans exception, effondrée.


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