Le sens de la vie

Lorsque nous nous sommes séparés de Dieu, nous nous sommes séparés de l’éternité.
Sans Dieu, la vie se réduit à un simple souffle, une brève anomalie biologique sans autre signification que le plaisir, la survie et le moi. L’athéisme nous prive de toute responsabilité ultime, de tout but éternel. Juste l’instant présent. Juste soi. Juste le désir.

Et quand la vie se réduit à cela, à une brève gratification, la seule réponse rationnelle est de consommer, de grimper, de se faire plaisir. Pourquoi se sacrifier pour les enfants ? Pourquoi rester à la maison et se dévouer jour après jour pour les autres, alors qu’on pourrait « vivre sa meilleure vie » ? Sans récompense éternelle, sans sens transcendant, alors la maternité devient non pas noble, mais absurde. Une impasse.

Mais lorsque nous avons vécu avec la connaissance de Dieu, c’est-à-dire lorsque nous avons cru en l’éternité, nous avons compris le poids cosmique de la maternité. Nous avons compris qu’élever une âme n’était pas un détournement du but, mais son essence même. Que se donner, c’était amasser des trésors au ciel.

Aujourd’hui, dans un monde obsédé par l’ego et privé de sens, les enfants sont perçus comme des fardeaux. Le sacrifice est une folie. Et la maternité ? C’est la mort ultime de soi, et c’est précisément pourquoi une culture dépendante de soi ne peut plus la tolérer.


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