« Vous ne devez rien à personne. »
L’un des mensonges les plus corrosifs spirituellement de la culture moderne.
Voici des explications sur l’obligation, le devoir et pourquoi la vraie liberté ne se trouve pas dans le détachement, mais dans la dévotion.

La vie moderne est construite sur l’idole de l’autonomie.
« Fixez des limites. »
« Coupez tous ceux qui ne vous servent pas. »
« Vous ne devez à personne votre temps, votre énergie, votre corps. »
Cela semble progressiste, cela semble bien, mais ce n’est en fait que le modèle d’un isolement total.

Nous naissons endettés.
Vous devez à votre mère de vous avoir porté.
Vous devez à votre père de vous avoir protégé.
Vous devez votre présence à vos enfants.
Vous devez votre fidélité à votre conjoint.
Vous devez à votre prochain votre décence.
Vous devez votre vie à votre Dieu.

Bien vivre, c’est vivre dans la gratitude.
Et la gratitude est toujours liée à l’obligation.
Si rien n’est dû, rien n’est sacré.
Si personne n’est redevable, personne n’appartient.
Vous devenez un fantôme parmi des inconnus, sans lien avec personne, responsable de rien. Dénué de sens. Dénué de but.

L’hyper-individualisme produit des accros à la liberté.
Nous exigeons tous les avantages de la communauté, sans les fardeaux.
Nous voulons du soutien, mais pas du devoir.
De la visibilité, mais pas de responsabilité.
De l’intimité, mais pas de sacrifice.
Mais le sens ne peut venir que du don de soi, et non de l’évasion de la responsabilité.

Aucune culture ne peut survivre si personne ne doit rien à personne.
Le mariage s’effondre.
Les familles se fracturent.
Les églises se vident.
Les nations tombent.
La civilisation est un réseau d’obligations mutuelles.

« Vous ne devez rien à personne » est un mensonge.
Vous avez une dette envers votre famille.
Vous avez une dette envers votre communauté.
Vous avez une dette envers Dieu.

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