L’éternelle insatisfaite

La femme moderne a tout ce qu’on lui a dit de vouloir. 

L’autonomie. 

La liberté sexuelle. 

Une carrière. 

L’égalité juridique. 

La validation sociale. 

Et pourtant, elle est malheureuse. 

Le féminisme n’a pas seulement déformé la place de la femme dans le monde. Il a déformé sa perception d’elle-même. Il a fait d’elle une victime permanente, un projet inachevé, jamais assez, jamais satisfaite, jamais en paix. Constamment en quête. Constamment en manque. 

Et par conséquent, les femmes modernes sont devenues presque impossibles à satisfaire.

I. L’inversion de soi 

Pendant des siècles, on a répété aux femmes que l’estime de soi était liée aux relations, d’abord avec Dieu, puis avec leur mari, puis avec leurs enfants. Le féminisme a qualifié cela de mal. 

Il a donc proposé un nouveau modèle : la femme autodidacte. Le soi autonome, celui qui « n’a besoin d’aucun homme ». Une femme qui définit sa propre valeur, revendique sa propre valeur et construit son propre empire. 

Elle est à la fois l’idole et l’adoratrice. Elle ne peut être satisfaite, car toute son identité repose sur l’illusion qu’elle est la source de sa propre valeur. Et c’est une faillite logique, spirituelle et morale. 

Elle veut être admirée. Mais elle n’apprécie pas d’être jugée. 

Elle veut être aimée. Mais elle refuse d’être connue. 

Elle veut être courtisée. Mais elle ne veut pas appartenir. 

II. La boucle de rétroaction féministe 

Le féminisme a créé une femme programmée pour tout interpréter comme une menace à son autonomie : 

• Un homme qui lui propose de diriger ? Il ne fait que contrôler. 

• Un homme qui gagne moins ? C’est un perdant. 

• Un homme qui exige le respect ? C’est un misogyne. 

• Un homme qui veut du sexe ? C’est un égoïste. 

• Un homme qui ne veut pas de sexe ? C’est un homosexuel. 

La femme moderne a été conditionnée à considérer l’insatisfaction comme une vertu morale. On lui a appris que si elle est malheureuse, c’est la faute du monde, jamais ses attentes, jamais son comportement, jamais son orgueil. 

Il en résulte une population de femmes qui croient que la perfection leur est due par les hommes.

III. La tragédie des normes exagérées et du vide de soi 

Le résultat le plus tragique de la programmation féministe est le suivant : les femmes exigent désormais davantage des hommes tout en leur offrant moins de ce dont ils ont réellement besoin. 

• Elles veulent protection, mais rejettent l’autorité masculine. 

• Elles veulent des ressources, mais refusent de se soumettre au leadership. 

• Elles veulent s’engager, mais insistent sur la « liberté ». 

• Elles veulent des enfants, mais retardent la fécondité pour s’assurer des diplômes. 

Et lorsque les hommes s’en vont, la conclusion est toujours la même : « Les hommes sont intimidés », « Les hommes sont faibles », « Les hommes ne nous méritent pas ». 

Mais voici la vérité : 

On ne peut pas passer une décennie à se moquer des hommes, à vanter leur carrière et à considérer le sexe comme un loisir, puis espérer profiter de tous les bienfaits du traditionalisme. On ne peut pas se forger une image de défiance et exiger un homme qui veuille diriger. 

Il existe une incongruité fondamentale entre ce que sont devenues les femmes modernes et ce qu’exige le mariage. Tant que nous ne corrigerons pas ce décalage, les femmes continueront d’être malheureuses et les mariages continueront d’échouer.


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