Le féminisme se présente comme un bien moral. Une correction. Un exercice d’équilibre.
Mais si l’on examine ses architectes, on comprendra une tout autre histoire. Le féminisme n’a jamais été un mouvement neutre recherchant l’harmonie entre hommes et femmes. C’était un projet politique et philosophique visant à démanteler les fondements mêmes de l’ordre naturel.
1. Simone de Beauvoir : Il faut forcer les femmes à être égales
Dans Le Deuxième Sexe (1949), de Beauvoir écrit :
« Aucune femme ne devrait être autorisée à rester à la maison… Les femmes ne devraient pas avoir ce choix, précisément parce que si un tel choix existe, trop de femmes le feront. »
Relisez cela. La mère du féminisme moderne croyait que la liberté des femmes devait être refusée, car elle les obligerait à choisir des rôles traditionnels.
2. Shulamith Firestone : La famille doit être abolie
Dans La Dialectique du Sexe (1970), Firestone écrit :
« L’objectif final de la révolution féministe doit être… non seulement l’élimination des privilèges masculins, mais aussi la distinction sexuelle elle-même : les différences génitales entre les êtres humains n’auraient plus d’importance culturelle… La tyrannie de la famille biologique serait brisée. »
L’objectif n’a jamais été l’égalité, mais la destruction de la réalité fondée sur le sexe. La famille était perçue comme oppressive.
3. Betty Friedan : La banlieue est un camp de concentration
Dans La Mystique féminine (1963), Friedan comparait les femmes au foyer américaines à des détenues :
« Chaque femme de banlieue luttait seule contre cette situation. En faisant les lits… elle avait peur de se poser à elle-même la question silencieuse : “C’est tout ?” »
Plutôt que de respecter le sens de la vie domestique, Friedan l’a pathologisée. La maternité n’était pas noble. C’était une dépression clinique déguisée. Ce cadrage est devenu la nouvelle vérité.
4. Kate Millett : Briser le patriarcat en brisant les pères
Dans Sexual Politics (1970), Millett affirmait :
« L’institution principale du patriarcat est la famille. La cellule familiale doit disparaître… »
5. Gloria Steinem : « Nous sommes devenues les hommes que nous voulions épouser »
La vision du féminisme de Steinem ne visait pas à honorer la féminité, mais à la remplacer par une version féminine de l’ambition masculine. L’objectif n’a jamais été l’égalité.
Le féminisme ne se contentait pas de dignité. Il visait la domination.
6. Friedrich Engels : Le féminisme comme outil de la lutte des classes marxistes
Dans « L’Origine de la famille, de la propriété privée et de l’État », Engels (collaborateur de Marx) écrit :
« La famille individuelle moderne est fondée sur l’esclavage domestique, ouvert ou caché, de l’épouse. »
Pour détruire le capitalisme, il fallait détruire la famille traditionnelle. C’est pourquoi les premiers mouvements socialistes ont adopté le féminisme, non pas pour libérer les femmes, mais pour dissoudre la structure qui a rendu la civilisation durable.
7. Les années 1970 : Le féminisme s’aligne sur le libérationnisme sexuel
Les féministes de la deuxième vague ont lié leur cause à l’avortement, à la promiscuité et au rejet du mariage. Ce n’était pas un hasard.
En 1971, Ms. Magazine (cofondé par Steinem) a publié des manifestes pro-avortement et des essais sur les relations libres.
Le féminisme est devenu l’échafaudage idéologique de la révolution sexuelle.
8. Activisme juridique : redéfinir la justice autour des sentiments des femmes
La juriste féministe Catharine MacKinnon soutenait que le droit devait être réécrit car il reflétait « l’expérience masculine ».
Elle défendait l’idée que les sentiments subjectifs d’oppression des femmes devaient constituer la norme juridique. Objectivité ? Preuves ? Remplacées par la revendication.
C’est l’effacement de la justice elle-même.
9. Éducation : Théorie féministe : Endoctrinement institutionnalisé
Les programmes d’études féminines ne se contentaient pas d’étudier le féminisme. Ils l’enseignaient comme une religion.
On n’apprenait pas aux jeunes femmes à réfléchir de manière critique au féminisme, mais à en assimiler les dogmes et à en répéter le catéchisme. L’objectif n’était pas de former des penseuses équilibrées, mais de former des révolutionnaires culturelles.
10. Aujourd’hui : Le langage a changé. Les objectifs, eux, n’ont pas changé.
Les féministes modernes citent rarement Marx ou Firestone. Mais elles incarnent leur vision :
• La famille est facultative.
• Le genre est fluide.
• La maternité est une oppression.
• La religion est patriarcale.
• La féminité est une faiblesse.
• La masculinité est toxique.
Tout cela au nom de l’« égalité ».
Le packaging est nouveau. Le modèle est ancien.
Le féminisme n’a jamais été un mouvement pour la dignité mutuelle des sexes.
C’était une rébellion philosophique contre la nature, la hiérarchie et la tradition, formulée dans le langage de l’équité pour désarmer l’opposition.
Elle ne cherchait pas à corriger le monde.
Elle voulait le remodeler.

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