Contrôle des naissances

Nous ne parlons pas assez des méfaits du contrôle des naissances, non seulement des dommages physiques qu’il a causés à des millions de femmes, mais aussi de la blessure morale et culturelle plus profonde qu’il a infligée.

J’ai une amie qui avait à peine seize ans lorsqu’on lui a prescrit pour la première fois une contraception. On parlait de sa fertilité comme d’un problème, d’un élément à « gérer » et à « traiter » comme une maladie. Dès le début, on lui a appris que le fonctionnement naturel de son corps était un handicap, un inconvénient.

Ce cadrage n’est pas neutre. Il façonne la perception qu’une jeune femme a d’elle-même. Il lui dit que la capacité de son corps à porter la vie n’est pas un don, mais une malédiction. Que sa féminité est une maladie.

Et oui, les effets secondaires physiques sont réels et dévastateurs. De nombreuses méthodes de contraception perturbent les hormones, l’humeur et la santé à long terme des femmes. Mais le pire, c’est le message qu’elles transmettent au plus profond des cœurs des femmes : leur fertilité est leur ennemie.

Si la contraception n’avait jamais été normalisée, l’avortement n’aurait jamais suivi. Il a ouvert la voie en déconnectant la sexualité de sa finalité. Il leur a appris à considérer les enfants non pas comme des bénédictions, mais comme des erreurs, et les erreurs, après tout, peuvent être « corrigées ».

C’est une pente glissante morale, et je crains sincèrement que nous soyons aller trop loin pour inverser la tendance.


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