Ce spectacle captive le cœur de chacun, car nous aspirons tous à l’art, au sens, à la beauté.
Nous ne voulons plus être divertis sans réfléchir, ni être forcés de consommer ce qu’ils pensent que nous voulons regarder.
Nous ne voulons pas que l’on nous serve tout ce que les dirigeants jugent susceptible de retenir notre attention. Nous ne voulons pas être étudiés, analysés, ni faire l’objet de prédictions, ni être ensuite manipulés.
Une grande partie de ce que nous voyons aujourd’hui n’est pas de l’art. C’est de l’étude de marché. Tout est conçu autour du spectateur, de ce sur quoi il cliquera, de ce qui suscitera l’engagement.
Mais lorsque l’art est façonné en fonction du public plutôt que du cœur de l’artiste, il perd son âme.
L’art ne prend tout son sens que lorsqu’il cesse de se demander ce que le spectateur veut et commence à exprimer ce que l’artiste a à dire.
Ce spectacle nous touche profondément car, pour la première fois depuis longtemps, nous avons vu de l’art, un art qui jaillit du cœur d’un artiste, un artiste qui se doit de jouer par amour de la beauté, par amour, et non pour le spectateur. C’est pourquoi nous ressentons tous enfin quelque chose.

Laisser un commentaire